Une équipe de conseillers scolaires à Lorient
La prochaine réunion de notre association "aide scolaire au pays de Lorient" aura lieu à la maison des associations, cité Allende à Lorient, le samedi 11 septembre à 10 heures. Tous les professeurs qui ont déjà travaillé avec nous ainsi que les nouveaux enseignants y sont invités.
Puis, à partir de 11h30 nous rencontrerons les élèves ou futurs élèves et leurs parents sur rendez-vous à demander par le formulaire de contact.
Passé le quinze août, tous les journaux, tous les magasins vous parlent de l'achat des fournitures scolaires. Si je comprends les parents, bien organisés qui ne souhaitent pas s'énerver dans la foule en achetant tout au dernier moment, je leur conseille quand même de ne pas se précipiter et de profiter de ces deux semaines pour aider leurs enfants à faire un pas vers la bonne organisation de leurs études. En effet, pour que le collégien ou le lycéen puisse bien prendre en charge son travail scolaire, il doit commencer par le plus facile, c'est à dire ce qui se voit : son matériel.
Dès dix ans, dès l'entrée en sixième, un jeune est capable de mettre en application l'adage bien connu : "un bon ouvrier a de bons outils". Pour lui nous pouvons dire : "le bon élève a de bonnes fournitures". Bien entendu, il n'est jamais trop tard pour bien faire et je connais certains élèves de terminale qui s'offrent avant la rentrée une demi-journée pour gérer leur matériel et gagnent ainsi beaucoup de temps tout au long de leur année de préparation de l'examen.
Aux jeunes qui me demandent conseil pour bien commencer leur année scolaire, je propose de prendre trois boîtes de carton ou bacs en plastique et de bien les étiqueter.
Première boîte : "bons objets"
Deuxième boîte : "ça peut servir"
Troisième : "je n'en veux plus"
Je leur demande ensuite d'étaler sur une table tout leur matériel scolaire, de bien vider les trousses, les cartables les chemises et les classeurs, les étagères et les tiroirs. Ils ont ainsi sous les yeux tous, vraiment tous leurs outils de travail et peuvent commencer le tri.
Le 12 juin, un événement important pour notre association : nous proposons aux adultes de se replonger dans leur adolescence en passant ou en repassant une épreuve du DNB.
Ils se présenteront devant la salle d'examen samedi matin, et plancheront sur les calculs de fractions, le théorème de Thalès ou les équations, comme lorsqu'ils avaient quinze ans. Une cure de jouvence...
N'hésitez pas, il reste encore des places, si vous n'êtes pas encore inscrit, présentez-vous au rez-de-chaussée du bâtiment A à la cité Allende à Lorient, samedi entre 9h30 et 9h45 !!!!!
Depuis le premier janvier 2010, notre équipe s'est constituée en association. Aline, Bénédicte, Cindy, Iadh, Lucas, et Khadija se sont joints à Marie-Françoise et Sylvestre nous pouvons donc vous proposer des cours dans presque toutes les matières, toujours avec la même qualité et toujours déclarés pour que vous puissiez bénéficier des avantages fiscaux. L'association s'appelle "Aide Scolaire au Pays de Lorient".
Pour le moment, seuls des enseignants ont adhéré à l'association, mais il y a de la place pour les élèves et leurs parents qui pourront donner leur avis lors des réunions, et nous aider lors des rencontres que nous organiserons.
Notre adresse postale est maintenant :
Aide Scolaire au Pays de Lorient,
Cité Allende, Boîte n° 110
12 rue Colbert
56100 LORIENT
-"Ne pas travailler, est-ce perdre son temps ?" 
Voilà une question pertinente, malheureusement anonyme, mais l'orthographe en est parfaite, je pense donc que cette question m'a été posée par quelqu'un qui n'a pas perdu son temps en cours de Français.
Mon métier est d'aider les jeunes à réussir leurs études, je considère donc que tout ce qui ce qui permet à un élève d'apprendre n'est pas du temps perdu. Celui qui est avachi sur son lit en train de lire un livre passionnant ne pense pas travailler ... et pourtant, il se cultive !
Je remarque que beaucoup de jeunes ne savent pas ce que c'est que "travailler". Voyons donc la définition de ce mot sur "Wikipédia" :
Le travail désigne l'effort, l'application nécessaire pour faire quelque chose. Par extension, il désigne également le résultat de cet effort. Le terme anglo-saxon work vient d'une racine indo-européenne que l'on retrouve dans le grec ἔργον', avec l'idée de faire, d'accomplir quelque chose. Le travail est ce qui lie un effort à un résultat positif.
Nous avons donc 4 possibilités :
1- Tu fais un effort et tu obtiens un résultat positif. C'est normal, tu travailles bien.
2- Tu fais un effort mais tu n'obtiens pas de résultat positif. Il y a un problème. Et ce problème mérite d'être résolu.
3-Tu ne fais pas d'effort mais tu obtiens un résultat positif. C'est le cas de beaucoup de collégiens, ils devront être très vigilants pour ne pas tomber dans un piège redoutable dont nous parlerons dans un prochain billet de ce blog.
4-Tu ne fais pas d'effort et tu n'obtiens pas de résultat positif. Tu n'as que ce que tu mérites. Ton problème a quelque chose à voir avec ta motivation. Cela fera aussi l'objet d'un prochain billet.
Maïwenn est une jeune fille intelligente qui comprend vite et qui a une bonne mémoire. Et, elle double sa classe de seconde. Pourquoi ? Et bien justement parce qu'elle comprend vite et qu'elle a une bonne mémoire.
Je m'explique : tout au long de ses années de collège il lui suffisait d'écouter ses enseignants, elle avait compris et retenu assez pour avoir une note correcte à chaque contrôle. Elle a suivi toutes les classes jusqu'en troisième avec facilité et sans faire d'effort. Et elle a été admise en seconde.
C'est alors que les choses se sont compliquées. Maïwenn a continué d'écouter ses professeurs, elle les a même trouvés intéressants, mais elle a très vite eu du mal à réussir ses contrôles. Elle sentait qu'elle avait bien compris le cours, mais devant sa copie, elle ne savait plus que faire et ses notes étaient vraiment minables. Vers la fin de l'année scolaire, ses parents lui ont proposé du soutien scolaire et se sont adressés à moi.
Je lui ai demandé de me montrer ses cahiers de cours, or elle n'en avait pas ! Elle m'a simplement dit que ses professeurs ne vérifiant pas ce qu'elle notait en cours (ce qui est normal au lycée), elle se contentait d'écouter, de participer éventuellement en classe et de faire les exercices en s'aidant du livre. Quelle erreur ! Comme elle ne gardait pas de trace de son travail, au moment de réviser un contrôle, elle avait déjà oublié des notions importantes et n'avait pas d'outils pour les retrouver.
Donc, je lui ai répété un point important : durant toutes vos études, à partir de la seconde, il est obligatoire de tenir dans toutes les matières, sauf en EPS et parfois en atelier, un cahier, un classeur ou des fiches où vous-même (pas la photocopieuse) aurez noté ce que vous avez appris dans le cours.
Le minimum à noter c'est la date, le titre de la leçon et ses différentes parties, ainsi que tout ce que votre professeur écrit au tableau. S'il suit un livre, vous notez aussi les pages aux quelles il se réfère, si des photocopies sont distribués, vous les classerez avec les notes que vous avez prise durant le cours. Ca, c'est le minimum, et en plus dans certaines matières, il est important de noter le résumé de ce que le professeur dit.
Vous voyez en lisant cela l'importance de prévoir le matériel qui corresponde à la fois la manière de travailler du professeur et à la manière de travailler de l'élève.
Maïwen, qui double sa seconde a promis à ses parents de bien travailler cette année. Elle m'a téléphoné l'autre jour car elle est inquiète, en fait elle a peur de rester des heures et des heures enfermée dans sa chambre, rien que pour montrer à ses parents qu'elle fait ses devoirs et du même coup perdre ses amis dont beaucoup sont passés en première. Je lui ai conseillé deux choses :
- D'abord, de bien faire la distinction entre les heures de travail scolaire et les heures de loisir. La plupart des enseignants estiment qu'un élève de seconde qui se donne deux heures par jour (en dehors des cours) a le temps de bien apprendre ses leçons et de faire tout le travail écrit demandé. Ca lui fait donc 14 heures dans la semaine. Maïwen fait de la danse le mardi soir et elle sait qu'ensuite, elle sera trop fatiguée pour travailler, donc le mardi, elle se réserve seulement une demi-heure de travail scolaire, mais, le mercredi en début d'après midi elle est tranquille à la maison, elle travaillera donc plus ce jour là.
Je lui ai demandé de bien faire attention à tout ce qui se passe pendant la première quinzaine de classe : les moments où elle rencontre ses amis, les moments en famille, les engagements sportifs etc... Je la verrai le mercredi 16 septembre et je l'aiderai à faire un tableau qu'elle affichera sur la porte de sa chambre : le tableau des heures de travail scolaire. C'est un tableau si important qu'elle demandera à ses parents de le vérifier et de donner leur accord, elle l'expliquera aussi à ses amis et il sera alors hors de question que quelqu'un la dérange pendant ces heures là, même si le téléphone sonne, elle ne répondra pas.
- Ensuite, je lui ai conseillé d'organiser son lieu de travail dès aujourd'hui, lendemain de la rentrée. C'est pour certains jeunes, assez difficile, en effet, pour l'espace, il est important de faire la même chose que pour le temps : bien différencier le travail et les loisirs. Elle va éloigner de sa table de travail tout ce qui risque de la distraire : téléphone portable, ordinateur, magasines, BD, miroir, peigne, maquillage, lime à ongles, petits jeux et même les photos... Elle va s'arranger pour n'être tentée par rien, elle n'aura rien d'autre à faire que de s'occuper de ses leçons et ses devoirs.
Maïwen a trouvé deux caisses en bois que son père a peintes en bleu, et qu'elle a posées en guise d'étagères prés de son bureau. Elle y range tout son matériel scolaire, et seulement son matériel scolaire, ses livres, ses cahiers et ses classeurs. Comme ça, elle a tout sous la main quand elle travaille et elle ne perd pas de temps à chercher quelque chose qui traîne dans un coin de la maison. Son frère et ses parents sont bien d'accord : ce sont les instruments de travail de Maïwen et personne d'autre ne s'en sert. Je lui ai aussi demandé d'aller poser son sac de cours sur son bureau dès qu'elle rentre du lycée : tout ce qui concerne le travail scolaire est réuni au même endroit.
Une fois l'organisation mise en place, Maïwen s'engage à travailler en suivant scrupuleusement ces consignes, sans rien changer pendant un trimestre complet. Je lui fais confiance, car elle a un caractère fort et elle est capable de s'accrocher même si c'est difficile.
On fera ensuite le bilan avant Noël, je ne serais pas surprise, si elle me dit, au bout de ce premier trimestre, qu'elle a de bonnes notes et qu'elle a largement le temps pour faire tout ce qu'elle veut. Il sera peut être possible de revoir le fameux tableau du travail scolaire et de dégager encore plus de temps pour les loisirs et les copains.
Jérémy passe en troisième et me demande si je crois qu'il sera encore un bon travailleur. Evidemment, comme je ne le connais pas, je ne peux pas répondre à cette question avec précision, mais je remarque 3 choses importantes :
1- Il est admis en troisième, ça veut dire que dans le conseil de classe du mois de juin, la majorité de ses professeurs ont pensé qu'il était capable de suivre dans la classe supérieure, je ne connais pas Jérémy, mais je suis sure que dans son collège il y a des enseignants qui lui font confiance, il est certainement capable de réussir.
2- Il y a deux classes où le programme de math est vraiment difficile ce sont la quatrième et la première S. Jérémy a déjà passé la première étape avec succès. En troisième, on apprend moins de notions nouvelles et il s'agit surtout de perfectionner des leçons que l'on a déjà commencé à voir en quatrième. Je conseille à Jérémy (et à tous ceux qui rentrent en troisième) d'être particulièrement attentif les deux premières semaines de cours où le professeur fait des révisions, si il entends un mot qu'il n'a pas appris les années précédentes, il doit poser tout de suite une question à son professeur. C'est comme ça qu'il sera sûr d'être au bon niveau.
3- Une troisième chose très importante est que c'est encore les vacances et que Jérémy, déjà, visite un site d'aide scolaire. Ca prouve qu'il s'intéresse à ce qu'il fait au collège... Et tout le monde sait que les meilleurs travailleurs sont ceux qui s'intéressent à leur travail.
Jérémy, tu as au moins trois raisons pour être un bon élève, tu peux continuer à me poser des questions pour savoir comment organiser ton travail. Bonne rentrée !
A partir de cette semaine, en France, les résultats de la plupart des examens sont connus. Tous les collégiens et lycéens sont en vacances. Doivent-ils faire des "devoirs de vacances" ?
Les "devoirs de vacances" ont deux buts : 1) rassurer les parents. 2) permettre une bonne reprise dès la rentrée des classes.
1) Comment rassurer vos parents ?
C'est à mon avis ce qui est le plus difficile, beaucoup de parents sont vraiment angoissés car ils craignent que leurs enfants ne réussissent pas leurs études. Si j'ai fait ce site c'est que je suis sure que l'important n'est pas de travailler beaucoup, mais de travailler bien.
Sauriez vous monter à vos parents que vous êtes capable de bien travailler ? Commencer par le faire pour des choses non scolaires, recherchez une tâche que vous pouvez faire parfaitement : vos bagages avant de partir en vacances (ne rien oublier et tout bien ranger), un plat pour le repas, le ménage d'une pièce, la réparation d'un vélo ... ou n'importe quoi d'autre. L'important est que vos parents remarquent ce que vous avez fait et surtout remarquent que vous l'avez fait parfaitement bien.
2) Comment réussir sa rentrée de septembre ?
En juillet, il n'y a pas grand chose à faire. Je vous conseille de trier vos affaires scolaires de l'an dernier. De mettre à la poubelle ce qui est en mauvais état ou devenu inutile. Vous ne garderez que 1) le matériel en bon état : crayons, stylos, instruments de géométrie et de dessin... et signalerez à vos parents ce qui devra être racheté à la rentrée ; 2) les livres qui pourront être revendus en septembre ou vous servir pour réviser plus tard ; 3) quelques cahiers de cours, mais seulement s'ils sont propres et bien tenu. Ne gardez que ce dont vous êtes fier !
En août, quand la rentrée sera plus proche vous pourrez commencer des révisions, je vous montrerai comment faire.
Continuez à poser des questions et à mettre vos commentaires sur ce blog.
Gurvan me pose une question : "C'est vrai qu'il faut faire son sac de cours le soir ? ".
Merci, Gurvan de la pertinence de ta question, maintenant étudions en la réponse :
Première certitude : IL FAUT FAIRE SON SAC DE COURS avant chaque journée de classe. Certains lecteurs de ce blog se rappellent de leurs premières journées en sixième où ils avaient mis dans leur cartable tout neuf tous les livres que le collège leur avait prêtés et toutes les fournitures achetées soigneusement par leur maman la semaine précédente. Ils avaient traîné à grand peine quelques dizaines de kilos de matériel scolaire jusqu'à ce qu'on leur explique que le livre de géographie n'était d'aucune utilité en Anglais et vice-versa.
Vous commencez à comprendre, pour bien faire son sac de cours il vous faut 1) un sac ; 2) des cours ;
Mais aussi , et c'est là l'important : 3) un agenda ou un cahier de texte à jour ; 4) un lieu personnel où sont rangée toutes vos affaires scolaires.
Nous reviendrons plus tard sur la tenue de l'agenda et sur l'organisation du "lieu de rangement du matériel scolaire".